UIPP - Union des Industries de la Protection des Plantes

Communication de Générations Futures sur phytos et muesli ou l'art d'inquiéter inutilement les consommateurs pour faire campagne

11 octobre 2016

Générations Futures, en s’appuyant sur une « analyse» sans fondement scientifique de traces de phytos dans les mueslis, adresse une nouvelle fois un discours trompeur et anxiogène pour le consommateur. L’ONG l’admet elle même : les quantités de phytos identifiées sont sans risque pour le consommateur.

Conclusion logique, dans la mesure où notre alimentation n’a jamais été aussi sûre selon les résultats des autorités sanitaires compétentes.

Faut-il encore le rappeler, la seule détection de résidus de produits phytos n’est pas synonyme de risque pour la santé

Les résidus sont des traces de produits phytos susceptibles d’être présentes, ou non, à l’issue d’un traitement autorisé et maîtrisé. Leur présence dans nos aliments est encadrée par la fixation de seuils réglementaires (LMR) définis selon un processus scientifique rigoureux, considéré comme le plus strict au monde. Ce cadre réglementaire garantit aux consommateurs la mise à disposition de produits alimentaires sûrs. 

Le dernier rapport de l’EFSA en la matière le confirme : il indique un taux de conformité aux limites légales de près de 98% des échantillons analysés. De plus, 54,6% des échantillons ne contiennent aucun résidu détectable. Des résultats basés sur les analyses de près de 81 000 échantillons alimentaires de 27 États membres de l’Union Européenne, représentatifs de la réalité de notre alimentation contrairement aux 20 échantillons analysés par Générations Futures. 

Toujours la même mécanique sans résultat probant. Que cherche Générations Futures ? 

L’UIPP s’interroge sur l’objectif de cette démarche. Elle s’apparente à un nouvel alibi pour faire le procès de l’utilisation des phytos, alors que tous les produits utilisés pour l’agriculture conventionnelle ou biologique sont sûrs, réglementés et utiles. Ils sont indispensables pour maîtriser les maladies, ravageurs et mauvaises herbes qui dégradent les cultures et la qualité des récoltes. 

Même constat pour les perturbateurs endocriniens. Comment Générations Futures peut-elle affirmer avoir identifié leur présence dans leurs échantillons, alors même que la Commission Européenne n’a pas défini l’ensemble de critères faisant clairement la distinction entre les substances préoccupantes et celles qui ne le sont pas ? 

Encore une fois, on cherche à opposer des modes de production qui font la richesse de l’agriculture française. 

L’UIPP est de plus en plus préoccupée par la non prise en compte de la science dans un débat qui sème inévitablement la confusion dans l'esprit des consommateurs, alors que notre alimentation n’a jamais été aussi saine.

Communiqué de presse à télécharger.