UIPP - Union des Industries de la Protection des Plantes

Des alternatives aux néonicotinoïdes ? Pas toujours

14 mars 2018

Alors que la France s’apprête à interdire, à compter du 1er septembre 2018, la famille des néonicotinoïdes, l’Anses, l’Agence nationale de sécurité de l’alimentation, a listé, culture par culture, les alternatives possibles. Objectif : aider le Gouvernement à accorder, ou non, des dérogations à ces molécules jusqu’au 1er juillet 2020 en cas de manque. Vigne, betterave industrielle et fourragère, céréales à paille, maïs et laitue ont ainsi été passées au crible dans un avis publié par l’agence le 5 mars.
Dans son évaluation, l'Anses constate que sur certains usages, les alternatives ne sont pas équivalentes. Sur betteraves et céréales, par exemple, l'Agence avance que « sur les ravageurs des parties aériennes (pucerons, mouches…), les alternatives chimiques sont uniquement des applications foliaires. Celles-ci sont plus difficiles à positionner dans le temps et donc plus aléatoires en termes d'efficacité, ce qui est identifié comme un point critique en particulier pour les pucerons vecteurs de virus qui peuvent être à l'origine de pertes de rendement. » Dans un communiqué daté du 6 mars, l'Association interprofessionnelle de la betterave et du sucre fait part de son espoir de bénéficier d'une dérogation dans le temps, « afin que des recherches de solutions alternatives nouvelles puissent aboutir. »
Un rapport final est attendu pour le second trimestre 2018 : il fera le bilan des alternatives sur l'ensemble des usages phytosanitaires des néonicotinoïdes et actualisera les alternatives identifiées en tenant compte des nouvelles autorisations de mise sur le marché (AMM).

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