UIPP - Union des Industries de la Protection des Plantes

Générations Futures dénonce un complot… imaginaire

17 septembre 2020

Générations Futures dénonce la présentation des résultats annuels des analyses de résidus de pesticides dans les fruits et légumes en France à travers un nouveau document. La DGCCRF entretiendrait le doute sur les résultats obtenus en ne distinguant pas les productions conventionnelles des productions bio... 

Chaque année, la DGCCRF publie une étude sur les résultats d’analyses de résidus de pesticides dans les fruits et légumes commercialisés en France, toutes cultures confondues. Le rôle de cette administration est bien de garantir la sécurité de tous les consommateurs. Dès lors, il est logique que les données publiées et analysées chaque année concernent l’ensemble des fruits et légumes consommés par les Français et non une catégorie en particulier. Lorsqu’une analyse plus fine est proposée, la DGCCRF mentionne alors clairement le périmètre étudié. 

Revenons également sur les données communiquées par Générations Futures. L’association totalise 5 554 échantillons analysés en 2017[1]. Au-delà des questions méthodologiques, il faut noter que les données concernant les productions issues de l’agriculture biologiques représentent une très faible part du panel étudié : 143 échantillons sur les 5 554, soit moins de 2,6%. Les conclusions rassurantes de l’étude annuelle de DGCCRF n’en sont donc nullement bouleversées (les éventuelles variations avec ou sans bio sont de l’ordre de quelques points) et montrent bien que l’immense majorité des fruits et légumes que nous consommons sont conformes à la réglementation et ne présentent aucun risque pour la santé des Français.

Par ailleurs Générations Futures ne donne aucune information sur ce qu’elle considère comme « bio ». Les 143 échantillons retirés ne sont que le bio « Français » ? Pour rappel sur 5 000 échantillons testés par la DGCCRF, certains viennent de France et de l’UE, mais plus de 1 700 viennent d’hors UE avec parmi ceux-là a priori des produits bio également. Une sorte de flou entretenu par l’association entre des cahiers des charges « bio » très variables selon les pays. De ces divergences vient aussi peut-être l’explication de la position de la DGCCRF de présenter les informations toutes ensemble, avec notamment des produits « bio » d’horizons divers.

[1] La DGCCRF, sur son site public, mentionne 4 866 échantillons sur la même période https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/controle-des-residus-pesticides-dans-denrees-vegetales-en-2017