UIPP - Union des Industries de la Protection des Plantes

Pollution de l’air par les pesticides - Générations Futures manipule délibérément la science et les Français

21 février 2020

Le 18 février, Générations Futures a publié son « analyse » des données récemment mises en ligne par Atmo France sur la qualité de l’air avec la volonté manifeste de faire peur. 

Alors que les relevés réalisés par le réseau des AASQA, Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air ne montrent aucun risque pour la santé, l’association militante Générations Futures s’emploie à tordre la réalité des faits.

Rappelons d’abord que cette base de données très utile pour réaliser des analyses locales compile des résultats très hétérogènes. Pendant la période considérée, les associations locales du réseau ASQAA n’ont pas utilisé les mêmes méthodologies scientifiques, rendant les comparaisons très aléatoires. Pour permettre de disposer de données fiables et comparables, l’ANSES s’est saisie de cette question en 2018 et a développé une méthodologie désormais employée par ATMO France.

L’UIPP dénonce des manipulations grossières des données en vue de développer un climat anxiogène à l’encontre des produits phytopharmaceutiques. Tour d’horizon :

  • Seuls sont considérées les échantillons d’air dans lesquels des traces de pesticides ont été détectés. Près de 20% des échantillons ont ainsi été délibérément écartés, conduisant à une sur-interprétation.
  • La base de données ATMO France contient les résultats d’une expérimentation réalisée dans la Marne sur la commune de Chouilly et visant à évaluer la dispersion de produits pulvérisés dans la vigne. Ces prises d’échantillons ont été volontairement réalisées à proximité d’un pulvérisateur en fonctionnement dans un but scientifique. Elles ne sont bien sûr pas représentatives. Or, a elles seules ces données représentent la moitié des concentrations observées. Les intégrer à l’analyse est un non-sens scientifique proche de la manipulation.
  • La seconde étude présentée par Générations Futures prend en compte les résultats les plus récents de chaque région. Ce qui conduit à comparer des périodes non comparables. Les séries de données comparées sont extrêmement disparates. D’une région à l’autre et d’une année à l’autre, les méthodologies sont différentes, les conditions climatiques également. 
  • Enfin, la présence de substances actives ne constitue pas un risque en soi. Générations Futures continue à entretenir la confusion entre présence et risque. Or les concentrations observées sont extrêmement faibles, à l’état de traces, et ne constituent aucun risque pour la santé.

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