UIPP - Union des Industries de la Protection des Plantes

Retrait du glyphosate en vigne et arbo, le machinisme se donne cinq ans pour être prêt

22 juillet 2020

Tout comme les sociétés phytopharmaceutiques, le secteur des agroéquipements travaille à l’après-glyphosate. Mais ce dernier ne se dit pas encore prêt, pour pallier l’absence de cette molécule dans les filières viticoles et arboricoles. Une étude d’Axema, l’association française des acteurs industriels de la filière des agroéquipements et de l’agroenvironnement, publiée le 15 juin, révèle qu’une transition de cinq ans s’avère nécessaire pour permettre aux entreprises du secteur et aux agriculteurs de s’organiser aux niveaux économique, technique et industriel. Outre les capacités de production des sites pour faire face à la demande grandissante d’outils de désherbage mécanique, l’étudie a identifié deux freins principaux au changement d’échelle plus rapide : le manque de fonds propres des sociétés et les difficultés de recrutement de personnel pour la production et la vente. En parallèle, les viticulteurs et arboriculteurs ont besoin de temps pour adapter leurs pratiques, de formations pour découvrir les nouvelles techniques et de conseils pour s’équiper et être rassurés sur la qualité et l’efficience des outils.
Axema identifie quatre leviers pour accompagner de manière efficiente la sortie du glyphosate : accompagner le tissu industriel national, encourager l’attractivité de la filière, créer un label d’efficacité « performance technique » pour tous ces équipements alternatifs et former les utilisateurs finaux.