UIPP - Union des Industries de la Protection des Plantes

Retraits d’usage, limitations de dose... l’avenir du glyphosate, précisé

29 juillet 2020

Le 23 juillet, Roger Genet, le directeur général de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), a apporté des précisions sur les dates limites de vente et d’utilisation du glyphosate, pour ses différents usages. Auditionné par la mission d’information commune sur le suivi de la stratégie de sortie de la molécule de l’Assemblée nationale, il a précisé que les producteurs verront les doses limitées pour certains usages dès avril 2021 et d'autres usages interdits dès octobre ou novembre 2021.
Deux situations de retrait ou de modification d’usages des produits à base de glyphosate sont en effet envisagées par l’Anses. La première consistera à retirer totalement un usage, mais ce retrait disposera d’un délai de grâce de six mois pour la vente et de six mois supplémentaires pour l’utilisation. L’utilisation de ces usages sera donc possible jusqu’en octobre ou novembre 2021. La deuxième concernera la limitation des quantités maximales utilisées pour certains usages. Ces restrictions ne bénéficieront pas de délai de grâce mais elles ne pourront s’appliquer qu’en avril 2021, soit six mois après la publication de la décision de l’Anses, temps réglementaire donné pour modifier les étiquetages des produits concernés.

En vigne, l’Anses envisage une interdiction d’utilisation entre les rangs et une forte limitation des quantités, d’environ 80 % de la dose maximale. En arboriculture, cette limitation pourrait être de 60 %. En vigne comme en arbo, les impasses techniques sont les situations non mécanisables. En grandes cultures, l’Agence va vers une interdiction du glyphosate pour les situations en labour et vers une limitation des quantités maximales autorisées à l’hectare, avec des situations d’impasse assez limitées : luttes obligatoires et destruction des adventices vivaces.
Le directeur général de l’Anses a souligné qu’il restait en France 25 autorisations de mise sur le marché (AMM) de produits à base de glyphosate et sept nouvelles demandes, contre 201 AMM fin 2018.