Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Pas durable !
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 29/10/2009Arrêter la fabrication de produits particulièrement dangereux ne suffit pas à réduire la pollution. Des scientifiques suisses ont en effet constaté que des polluants organiques persistants ou des pesticides interdits il y a plus de dix ans continuent de polluer le lac Oberaar dans le canton de Berne. La fonte des glaciers qui ont capturé ces produits toxiques dans les années 60 et 7O en est la cause. Et il y a fort à parier pour que cette découverte réalisée dans les Alpes s’applique à l’ensemble des glaciers de la planète, estiment les scientifiques, qui ont réalisé cette étude sur plusieurs années.
Source : Le Figaro magazineJean-Marc Petat – directeur environnement de BASF Agro
Ils l'ont dit 29/10/2009« Il n’y a plus de Régent mais les abeilles continuent de mourir. Il faut accepter la réalité pour trouver les vraies causes de surmortalité et se mobiliser ensemble ».
Source : AFPSylvie Brunel – géographe auteur de A qui profite le développement durable ?
Ils l'ont dit 29/10/2009
Dur, dur d’être écolo
« A force de voir la vie comme une série de nuisances, une source d’émissions de carbone et de pollutions diverses, on tombe dans l’anxiogène. Hélas, donner mauvaise conscience et demander aux gens de se repentir est au cœur du discours écolo ! C’est même le nerf de la guerre. L’empreinte écologique – l’impact des activités humaines sur les écosystèmes – est une façon de nous dire : « Combien de bonnes terres gaspillées par votre train de vie ! ».
Cyril Pedrosa dessinateur, ex militant Vert -auteur de la BD Auto-Bio (Fluide glacial)
Ils l'ont dit 29/10/2009« Il y a un trop plein d’informations. Les gens montent en pression comme des Cocotte-minute, d’autant plus vite qu’ils se sont mis en tête de dénicher le produit parfait. Il y a dans l’air comme une recherche obsessionnelle de la pureté »
Source : L’ExpressChristian Jacquiau – expert-comptable – commissaire aux comptes
Ils l'ont dit 29/10/2009
« A l’origine, la notion de bio, valorisée par l’Association Nature et progrès, visait non seulement à produire sans intrants chimiques mais aussi à maintenir les populations rurales dans les villages. Le bio en grandes surfaces occulte ce volet social. Et un produit bio cultivé par des sans-papiers dans des conditions épouvantables, comme c’est le cas en Espagne ou dans le sud e la France, n’a rien d’équitable. Il faut repenser le commerce rural de proximité, consommer des produits de saison et permettre aux pays du Sud de produire pour eux-mêmes. »
Christian Jacquiau – expert-comptable – commissaire aux comptes a écrit « Les coulisses du commerce équitable, mensonges et vérités sur un petit business qui monte ».
Elisabeth Laville – fondatrice du cabinet spécialisé sur le développement durable Utopies
Ils l'ont dit 29/10/2009L’approche du commerce équitable incite les petits producteurs du Sud à s’engager dans le bio, car l’absence de pesticides améliore leur santé et leur espérance de vie »… Tous ceux qui misent, avec enthousiasme et raison, sur le développement durable pour nous sortir de la crise doivent en être convaincus : si nous partageons les fruits de la croissance verte avec les plus démunis, nous nous en trouverons enrichis, jamais appauvris.
Source : La CroixOGM : les semenciers français demandent une « position politique claire »
Sur les OGM 27/10/2009Les organisations professionnelles de semenciers français demandent aux gouvernements européens de prendre une « position politique claire vis-à-vis des OGM », regrettant que les 27 Etats membres n’aient pas eu ce « courage le 19 octobre dernier. Ils demandent également à la France de « s’impliquer davantage ». Après les « non décisions » sur le projet d’autorisation d’importation de trois sortes de maïs OGM, l’UE se trouve face à plusieurs paradoxes soulignent le GNIS, Oleosem, Seproma et l’UIPP. Ils citent de nouvelles réglementations qui ne sont pas mises en application mais aussi « l’incohérence » qui consiste à autoriser l’importation de produits contenant des OGM, qu’il est interdit de cultiver en Europe. Pour eux, la France, qui vient de créer le Haut conseil aux biotechnologies, « doit s’impliquer davantage et avoir le courage politique de prendre des décisions concrètes pour aider à clarifier une situation européenne, qui, à terme, risque d’être vraiment préjudiciable pour certaines filières agricoles.
Source : Les Echos.fr - (source AFP)Le grand emprunt pour les biotechnologies végétales
Sur les OGM 27/10/2009La toute jeune association française des biotechnologies végétales (AFBV), créée en juin dernier, vient de demander à la commission Juppé-Rocard de faire figurer la transgénèse, autrement dit les OGM et toutes les techniques innovantes en matière d’amélioration des plantes, parmi les bénéficiaires du futur grand emprunt destiné à relancé l’économie nationale. « Le défi végétal est l’un des plus grands que l’humanité aura à résoudre dans un proche avenir avec le climat et l’eau, explique le généticien Axel Kahn… Pour nourrir les 9 milliards d’hommes qui peupleront la terre en 2050, il faudra doubler la production agricole. Le tout sans augmenter le recours à l’irrigation, aux engrais et aux pesticides et sans couper ce qu’il reste de forêts, c’est-à-dire sans augmenter les surfaces cultivées. L’humanité n’aura donc pas d’autre choix que de doubler la productivité en misant à fond sur l’amélioration génétique, notamment sur les OGM. L’enjeu est tel que l’on ne peut dire, comme certains, que l’on pourra a priori s’en passer. C’est une position de principe idéologique qui, de mon point de vue, n’est pas sage. »
Source : Le Figaro | Auteur : Marc MennessierVous pouvez vous protéger du cancer du sein
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 26/10/2009Les pesticides peuvent agir comme des hormones sur notre organisme. Leur propagation dans l’environnement pourrait ainsi favoriser l’émergence des cancers hormonaux dépendants dont le cancer du sein. C’est une théorie émise par plusieurs professeurs de médecine. Pour éviter de vous exposer à ces produits, ne vous promenez pas dans les champs, les jours d’épandage, utilisez des engrais biologiques pour jardiner et consommez des fruits et légumes bio de préférence. Si votre budget ne vous le permet pas, lavez les, brossez les ou épluchez les. Et jetez toujours le bouillon qui a servi à les cuire.
Source : MaxiZizanie à Berlin autour d’une pomme de terre transgénique
Sur les OGM 25/10/2009Une pomme de terre génétiquement modifiée sème la zizanie entre les écologistes allemands et le prochain gouvernement d'Angela Merkel dont le programme, publié ce week-end, soutient ouvertement la culture de la nouvelle tubercule au nom doux d'Amflora. Le soutien de la coalition des conservateurs (CDU/CSU) et libéraux (FDP) à la culture de la pomme de terre, riche en amidon, conçue par le groupe allemand BASF, apparaît au détour d'un paragraphe dans le programme de quelque 130 pages détaillant les objectifs du gouvernement pour les quatre années à venir. Cette décision "montre comment la branche biotechnique a réussi à mener par le bout du nez les auteurs de l'accord de gouvernement", affirmait dimanche Felix Prinz zu Löwenstein, chef de l'Association écologique pour l'économie alimentaire (BOLW). L'organisation écologiste Greenpeace est également opposé à la culture de l'Amflora, déjà pratiquée en Allemagne à titre expérimental. Cette semence de pomme de terre est conçue pour être renforcée en amylopectine, un composant de l'amidon utilisé par l'industrie pour fabriquer des textiles, du béton ou du papier, mais elle contient également un gène marqueur de résistance aux antibiotiques. BASF a demandé à l'Union européenne d'autoriser sa culture à des fins industrielles, mais le groupe allemand admet ne pas pouvoir exclure que cette pomme de terre génétiquement modifiée se retrouve dans l'alimentation.
Source : AFPL’Afssa
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/10/2009L’Afssa vient de déclarer poursuivre les contrôles concernant les résidus de pesticides dans certains produits alimentaires, même si elle estime que les nouvelles règles européennes offrent une protection équivalente à celle de l’ancienne réglementation nationale. Elle cite notamment le Pyrimicarbe dans la pomme et le Formétanate dans la courgette, ainsi que des substances actives qui sont présentes dans les aliments après « une contamination environnementale » ou en raison de denrées importées.
Source : Aujourd’huiL’insecte mangeur de maïs vaincu
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 23/10/2009Particulièrement gourmande en maïs, la chrysomèle est capable de provoquer « 80% de pertes de récolte, après quelques années », rappelle la préfecture d’Ile de France. Des statistiques affolantes qui lui ont valu aux Etats-Unis son terrain de jeux préféré le surnom « d’insecte qui valait un milliard d’euros ». Pour éviter des dégâts colossaux, les autorités avaient rapidement décidé d’employer les grands moyens. Des campagnes de traitement notamment à l’aide d’hélicoptères déversant des pesticides ont ainsi été organisées dans les champs situés autour des lieux où la petite bête avait été découverte… Sur les quatre dernières années, seule une bête a été trouvée en 2008 à Avrainville, près d’Arpajon. Elle reste la dernière des 1501 chrysomèles capturées en Ile de France depuis 2002.
Source : Le ParisienFabrice Nicolino – journaliste - écrivain
Ils l'ont dit 21/10/2009
Ces pesticides qui nous nourrissent
« Il n’y a pas d’accommodements possibles avec les pesticides. Il faut briser cette industrie ; On est dans une logique de mort. C’est une forme d’empoisonnent universel. Les pesticides sont partout, dans les plantes, dans les animaux, dans le corps humain, dans les sols, dans l’eau, dans l’air que nous respirons… Vous êtes dans votre jardin, le soleil se lève, il y a de la rosée sur l’herbe, vous suçotez un brin d’herbe et vous avalez un cocktail de pesticides. Où que vous soyez , vous y avez droit, que vous viviez à Paris à Lille ou à Lyon. Tout simplement parce qu’une partie des molécules qui sont épandues sur les champs repart sous forme de nuages aérosols et se retrouve dans l’eau de pluie…. C’est affolant… Est-ce qu’une société humaine peut accepter que tous les milieux soient contaminés pour des raisons strictement économiques ? »
Roger-Pol Droit Chroniqueur – Journaliste – Chercheur CNRS
Ils l'ont dit 21/10/2009
D comme… déchets
« On peut considérer qu’il n’y a pas, en soi, de « mauvaise » ou de « bonne » matière. Il y a seulement des substances que nous savons utiliser, et d’autres dont nous ne savons que faire. Dans cette perspective, débarrassée de jugement de valeur et de catastrophisme, les déchets disparaissent… dès qu’on en fait quelque chose. Car un résidu qu’on transforme n’est plus qu’une matière première comme une autre. Tout ce qui est recyclé, refondu, réutilisé n’appartient déjà plus au registre des déchets proprement dits. C’est évidemment dans cette direction que vont aujourd’hui d’importants secteurs de l’industrie. Ne subsistent plus, comme déchets véritables, que les résidus qu’on ne sait pas encore traiter et dont on ne peut rien faire, en raison de leur toxicité et de notre incapacité à les réduire. Les déchets nucléaires forment l’essentiel de cette catégorie.
Marc Barrier – président de la FDSEA Ile de France
Ils l'ont dit 17/10/2009« A long terme, pour sortir de la crise, il faut que nous ayons les mêmes règles du jeu que nos voisins européens en matière sociale. Nous ne pourrons pas nous en sortir tant que la main d’œuvre de pays comme l’Allemagne sera deux fois moins chère que chez nous. Nous souhaitons que soit interdite l’importation de denrées qui n’ont pas été produits avec des règles équivalentes aux nôtres, par exemple, en utilisant des pesticides. Enfin, il faut mettre en place un système de régulation digne de ce nom, pour assurer un prix qui convienne aux producteurs et aux consommateurs.
Source : France Soir