UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Les OGM en question : idées reçues et parfois non recevables

Sur les OGM 30/06/2002

Pierre Tambourin ; directeur général du Génopole répond aux restaurateurs : " il faut organiser de nouvelles relations entre la production agricole et la profession hôtelière, afin de disposer de produits diversifiés et de qualité et donc proposer un autre paysage alimentaire. IL faut revendiquer la possibilité de filière sans OGM que les industriels français sont prêts à faire à condition que les rapports de force leur permettent de survivre.

Source : L'industrie hotelière

L'après- OGM a commencé

Sur les OGM 30/06/2002

On ne l'attendait pas si tôt : le séquençage du génome du riz devrait être achevé d'ici la fin de l'année. Ce programme financé sur fonds publics, mettra alors à la disposition des chercheurs du monde entier, toutes les données accumulées par les quinze partenaires du projet. Ainsi la connaissance approfondie d'un génome compact, comme celui du riz, devrait permettre de repérer plus facilement les gènes d'intérêt chez les autres céréales sans qu'il soit besoin de décrypter la totalité de leur génome. Reste que l'accès à ces séquences n'est qu'un début. "Il faudra un très gros travail pour extraire de la valeur de ces données", dit Pierre Malvoisin, de Génoplante. C'est lorsque la séquence brute sera dans le domaine public que la véritable compétition pourra battre son plein.

Source : L'Usine Nouvelle | Auteur : Pierre Laperrousaz

Les nouveaux OGM s'achètent une conduite - dossier

Sur les OGM 30/06/2002

Grâce à la génomique végétale, de nouvelles fonctions, comme la résistance des cultures aux maladies, deviennent une réalité. Mais avant d'accéder à ces promesses colossales, les industriels planchent sur de nouvelles techniques de fabrication des OGM. Pour convaincre l'opinion publique, il n'est donc plus seulement question de mettre en avant les enjeux que représentent les OGM mais, surtout, de prouver que tout est fait pour que les plantes transgéniques de demain soient meilleures que celles d'aujourd'hui. Dans ce but, tous les acteurs de la filière concentrent leurs efforts pour rendre les OGM plus acceptables pour l'environnement, pour la santé et surtout pour… l'opinion publique européenne ! Les défis… Augmenter la résistance aux conditions climatiques extrêmes, augmenter la résistance aux maladies et aux parasites, augmenter la tolérance à la salinité. Améliorer le procédé de fabrication des OGM : Eliminer les gènes de résistance aux antibiotiques, limiter la dissémination des OGM dans la nature, maîtriser l'expression du transgène et préciser son lieu d'insertion.

Source : Industrie et Technologies | Auteur : Stéphanie Cohen

"Nestlé ne croit pas à l'uniformisation des goûts alimentaires"

Sur les OGM 30/06/2002

"Nous sommes très concernés par la recherche et les débats sur les OGM… Trouver des solutions pour nourrir toute la planète est primordial, et le génie génétique est actuellement la seule réponse. Sous cet angle, nous sommes clairement en faveur d'une utilisation responsable de cette technologie. Mais dire que le génie génétique est sans danger n'a pas de sens. Les risques sur l'environnement sont les plus faciles à détecter. Ceux qui pèsent sur la santé ne sont certes pas prouvés mais ne peuvent pas être exclus : il faut avoir un recul de 25à 40 ans. Reste que, après 15 ans d'utilisation, il n'y a pas une personne au monde ayant eu un problème de santé à cause d'un OGM… Ce qui est quand même extraordinaire. Après tout, le moindre produit alimentaire traditionnel, comme le fromage, est à l'origine de nombreux accidents. Il faut donc être conscient des risques, mais décréter l'interdiction des OGM, c'est criminel, car certains pays, comme l'Inde, en ont un besoin vital. Alors que l'eau est le problème crucial de l'agriculture, puisque celle-ci engloutit 70% de l'eau douce, vous avez à présent la possibilité d'avoir des plantes qui ont besoin de 2 fois moins d'eau. Que l'Europe s'offre le luxe de se passer des OGM, pourquoi pas. Puisque nous payons nos paysans pour ne pas produire, on n'a guère besoin d'une technologie augmentant le rendement. Mais à force de jouer sur l'émotion et l'irrationnel, l'Europe passe à côté d'une nouvelle technologie qui, à la longue aura un impact important." Peter Brabeck PDG.

Source : Capital | Auteur : Chantal Bialobos et Philippe Genet

Agrisys : un portail pour la traçabilité des céréales

Sur l'agriculture 30/06/2002

Dans le secteur céréalier, une taçabilité sans faille doit pouvoir identifier tous les flux céréaliers à travers toutes les étapes et en impliquant tous les acteurs. Avec Agrisys Traçabilité, l'agriculteur saisit les informations liées à la production (variété du produit, quantité, date de plantation, insecticides et pesticides employés, météo du moment) et les affecte à ses parcelles. Lors de la réception au silo, la marchandises est identifiée et reliée automatiquement à l'historique de la parcelle de production et du contrat associé; Ensuite, le logiciel de l'organisme stockeur prend le relais et assure la traçabilité du lot produit dans les silos jusqu'à son expédition.

Source : Logiciels & Services | Auteur : B.G.

Le casse-tête de la réforme de la Pac (dossier)

Sur l'agriculture 30/06/2002

La politique agricole commune (Pac) est de nouveau sur la sellette. Pas seulement parce qu'elle coûte cher. Ni parce que l'élargissement prochain de l'Union européenne ou les règles de l'Organisation mondiale du commerce la mettent en cause. Mais surtout parce qu'elle pousse à la concentration des exploitations au lieu de soutenir les plus fragiles, parce qu'elle ne va pas dans le sens de l'émergence d'une agriculture de qualité et soucieuse de l'environnement, et parce que les aides publiques massives des pays du Nord mettent en danger les agricultures des pays du Sud.

Source : Alternatives Economiques | Auteur : Denis Clerc

OGM / Les voyages au long cours du pollen transgénique

Sur les OGM 28/06/2002

Une étude australienne apporte de nouveaux éléments dans le débat sur la dissémination des gènes de plantes transgéniques. Les chercheurs ont étudié une souche mutante de canola, variété de colza sélectionnée pour la qualité de son huile. Cette souche se caractérise par des mutations obtenues par sélection classique lui conférant via deux gènes, une résistance au chlore de sulfurons, présente dans un herbicide. Cette étude a été menée sur de vastes parcelles de 25 à 100 hectares dispersées sur un tiers de la surface du continent. L'étude montre que la dissémination des gènes portant la résistance à l'insecticide via le pollen des plantes est importante : jusqu'à 3 kilomètres dans les champs voisins de canola non modifiés. L'action des insectes et du vent peut expliquer pourquoi le pollen va si loin. La dispersion du pollen reste malgré tout très réduite. Ce phénomène dépend du rapport de taille entre le champ- source et le champ- récepteur. La conclusion pour les fermiers australiens est claire : ils savent désormais qu'il est impossible d'isoler parfaitement une culture transgénique.

Source : Le Figaro.fr | Auteur : Nicolas Louis

Essais d'OGM à St-Sauveur-de-Meilhan

Sur les OGM 27/06/2002

La municipalité a tenu à lever toute ambiguïté en organisant une réunion publique d'information. Alain Toppan, du laboratoire Biogemma, était l'animateur de cette rencontre qui avait pour but de démystifier les dangers des expérimentations plein champ pour la santé des individus et de l'environnement à travers la pollinisation sauvage. "Si l'on m'avait parlé d'essais de maïs résistant au Roundup, j'aurai réagi différemment. Là, il s'agit d'essais sur des pieds femelles non fertiles en pollen qui n'a donc pas de dissémination dans la nature, sauf gros orage".

Source : Le Républicain | Auteur : Michel Pradeau

Contre limaces et escargots, la caféine serait un pesticide efficace

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/06/2002

Robert Hollingsworth, du département Recherche au Département de l'Agriculture américain, et ses collègues ont procédé à des brumisations de caféine sur une grenouille nuisible faisant des ravages sur les cultures en pots à Hawaï. Ce faisant, ils avaient constaté qu'une solution de 1 à 2% de caféine suffisait à tuer limaces et escargots. Des concentrations aussi faibles que 0,01% suffisaient à décourager de façon très significative leur appétit, précisent les chercheurs. La caféine, substance d'origine végétale présente dans les grains de café et fortement toxique à dose élevée, est un produit naturel classé comme non dangereux par la Food and Drug Administration américaine. Elle pourrait être utilisée comme alternative aux pesticides du commerce qui contiennent des ingrédients actifs chimiques dont les résidus ne sont pas permis sur les cultures vivrières aux Etats Unis.

Source : AFP

Eric Bonnel directeur de recherche chez Germicopa, société semencière spécialisée dans la pomme de terre.

Ils l'ont dit 25/06/2002

"Les OGM représentent un outil génétique parmi d'autres. La démarche des chercheurs est d'aller voir dans les champs ce qu'elle a dans le ventre , il reste toujours quelque chose de positif de l'expérimentation des nouvelles techniques. Si 5 millions d'agriculteurs dans le monde utilisent les OGM, c'est qu'ils en ont besoin. Ils ont encore le choix".Propos recueillis par Xavier Bonnardel

Source : OGM : les chercheurs croisent le fer | Auteur : Eric Bonnel directeur de recherche chez Germicopa, société semencière spécialisée dans la pomme de terre.

Le défi de la faim dans le monde

Sur les OGM 25/06/2002

Sommet du G8, à Kanaskis, au Canada. Le Haut Conseil de la coopération internationale a précisé que pour satisfaire les besoins alimentaires de la planète, la production agricole devra plus que doubler dans l'ensemble du monde. Il y a besoin de développer les recherches qui permettront une seconde "révolution verte", y compris en recourant si nécessaire et avec toutes les précautions utiles aux OGM. Encore faut-il que ces recherches ne soient pas confisquées par des firmes plus soucieuses des cours de Bourse que de réduire la misère.

Source : Le Figaro | Auteur : Jacques Godfrain

Les apiculteurs accusent un insecticide de tuer les abeilles

Sur les abeilles 24/06/2002

Les abeilles des campagnes françaises sont-elles menacées de disparition ? Chaque printemps, LE QUART DES RUCHES disséminées sur le territoire perd ses occupantes, causant une forte baisse de la production nationale de miel et faisant craindre pour la SURVIE D'UNE ESPECE cruciale pour la reproduction des végétaux. Depuis plusieurs années, les apiculteurs sont persuadés qu'un nouveau type d'INSECTICIDE , DIT SYSTEMIQUE, est à l'origine de l'hécatombe. L'un d'eux, le GAUCHO, PRODUIT par BAYER, et utilisé en France depuis 1993, polarise leur colère et fait l'objet de plusieurs procédures judiciaires. Les plaignants s'appuient sur des études scientifiques qui soulignent plusieurs effets néfastes de l'insecticide. Mais Bayer leur oppose d'autres enquêtes qui relativisent la responsabilité du produit. Jacques My de l'UIPP juge que ce produit est bon pour l'environnement. Bayer fait remarquer que les semences de tournesol issues de cultures traitées au Gaucho ne sont plus commercialisées en France depuis janvier 1999, date à la quelle le ministre de l'agriculture , a décidé un moratoire sur leur homologation. Or la mortalité des abeilles persiste.

Source : Le Monde | Auteur : Benoît Hopquin

Syngenta France se veut un partenaire des agriculteurs français

Sur l'agriculture raisonnée 24/06/2002

Désireuse de restaurer l'image de l'agrochimie, fortement décriée en Europe, mais aussi soumise à de fortes pressions économiques, la filiale française de Syngenta ambitionne d'être un partenaire des agriculteurs. Elle veut aider les agriculteurs à récupérer la valeur ajoutée perdue depuis 1995 au profit de l'industrie agroalimentaire, à travers la mise en place d'exploitations qualifiées. A titre d'exemple, l'entreprise vient ainsi de créer Ageris, un réseau de 7 fermes modèles choisies pour la qualité et la rigueur de leur démarche environnementale.

Source : La Tribune

Syngenta s'intéresse à des actifs de CropScience

Sur les firmes 24/06/2002

Un an après avoir vu le jour en France, Syngenta Agro y a supprimé un tiers de son effectif. La direction s'intéresse aux fongicides viticoles et à des herbicides de CropSciences. Pour soutenir la croissance, Jeremy Macklin, PDG de Syngenta Agro SA, mise sur le lancement de nouveaux produits, tel un fongicide appartenant à la nouvelle famille des strobilurines (picoxystrobine). Des lancements d'autant plus importants qu'une partie des produits de Syngenta pourrait être mise en cause. La Commission européenne réévalue actuellement les homologations de tous les produits phytopharmaceutiques, ce qui pourrait entraîner le retrait du marché d'un tiers des molécules.

Source : Les Echos | Auteur : N.H.

Les abeilles tombent comme des mouches

Sur les abeilles 23/06/2002

"Dans le Gers, l'analyse des abeilles retrouvées mortes a montré qu'il n'y avait pas de traces d'insecticides" module jacques My secrétaire général de l'UIPP. "Et en Bretagne, la mortalité constatée des abeilles semble liée au mélange d'un insecticide avec un fongicide, mélange connu pour être toxique pour les abeilles et qui fait l'objet de mises en garde sur l'étiquetage. Il y a en matière de mortalité des abeilles, des cas de mauvaises pratiques, des maladies , des problèmes de climatologie, et des cas que nous n'expliquons pas. Dans ces cas-là, on a évidemment tendance à désigner les pesticides comme responsables." L'UIPP rappelle que "la protection des abeilles est l'une des composantes du dossier d'homologation des produits. Les tests ont beaucoup évolué depuis l'affaire Gaucho. Il serait urgent d'apprendre aux agriculteurs à utiliser les pesticides. Nous sommes prêts à travailler avec les apiculteurs pour mettre en œuvre les dispositions indispensables à la sauvegarde des abeilles, mais les choses n'avancent pas."

Source : Le Progrès | Auteur : Phlippe Lecoq
UIPP