UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

St Michel se convertit aux céréales issues de cultures raisonnées

Sur l'agriculture raisonnée 03/09/2010

L’entreprise de biscuiterie s’est engagée depuis deux ans dans une démarche d’accompagnement de ses fournisseurs. Objectif l Utiliser à terme 100% de blé provenant d’une agriculture respectueuse de l’environnement. Pour Vincent Miginiac, directeur marketing, cette démarche peut permettre aux agriculteurs, qui fédèrent déjà une cinquantaine de personnes, de conserver des débouchés alors que la concurrence internationale s’accentue. Mais aussi de préserver les paysages. « Pour la production à St Michel, nous travaillons avec des exploitations qui sont en Vendée, et en Poitou-Charentes, des zones qui n’ont pas forcément besoin de beaucoup d’arrosage agricole. Pour l’instant, seulement un tiers du blé utilisé pour la fabrication des biscuits, soit environ 5000 tonnes par an, est issu de cultures raisonnée. Mais ce pourcentage devrait rapidement augmenter et s’étendre à l’ensemble des produits de St Michel dès 2011.

Source : La Tribune

Bataille rangée autour des semences transgéniques en Italie

Sur les OGM 03/09/2010

En avril dernier, Giorgio Fidenato a déclaré la guerre au gouvernement italien et aux groupes de défense de l’environnement. Il a planté six pieds de maïs transgénique. Les graines, connues sous l’identifiant MON810, ont été modifiées de façon à produire une substance chimique qui tue la larve du charançon du maïs, un parasite dévastateur. Si l’UE autorise la culture de cette variété, l’Italie oblige les agriculteurs à demander une autorisation spéciale pour cultiver des OGM et le ministère de l’Agriculture n’a jamais donné de réponse favorable. « Nous n’avions pas d’autre choix que la désobéissance civile, déclare M. Fidenato, un agronome de 49 ans. Ces semences sont légales en Europe. La larve du charançon du maïs creuse au travers des épis des galeries où se développent des champignons. Certains sont associés à des maladies graves, dont le cancer. Une partie des agriculteurs emploie donc des pesticides. D’autres ont simplement décidé de l’ignorer, explique Mr Fidenato. Si le gouvernement italien n’assouplit pas sa position sur les OGM il menace de lancer une armée de producteurs prêts à planter du MON810.

Source : Le Figaro | Auteur : Elisabeth Rosenthal

BASF souhaite cultiver une nouvelle pomme de terre transgénique en Europe

Sur les OGM 02/09/2010

Baptisée Amadea, cette pomme de terre est, elle aussi, prioritairement destinée à l’industrie de l’amidon : comme Amflora, elle a reçu un gène qui lui permet de produire un amidon composé presque exclusivement d’amylopectine, utilisée dans la fabrication de colles, d’adhésifs, de papiers et de carton. Cette nouvelle pomme de terre ne manquera pas de soulever des oppositions. L’agrochimiste envisage en effet de l’utiliser comme Amflora dans les auges animales (pulpe), mais aussi dans les assiettes humaines. Il ne s’agirait pas de commercialiser le tubercule lui-même, mais d’introduire l’amidon issu d’Amadea dans des plats préparés, soupes, sauces, marmelades etc.… « C’est encore en discussion » précise-t-on chez BASF.

Source : Le Monde | Auteur : Hervé Morin

Dominique Belpomme –professeur de cancérologie

Ils l'ont dit 02/09/2010

« Les épandages aériens de pesticides qui ont lieu dans la vallée du Rif sont scandaleux, inacceptables. Il y a d’abord les conséquences sanitaires. Cela va contaminer les habitants, même ceux qui ne se trouvaient pas directement dans la zone visée, car les neuf dixièmes du produit restent dans l’air. Puis cela va contaminer les eaux (les puits, l’oued), sachant que certains pesticides ont une rémanence de près de cent ans. Dans le cas du Roundup, il n’y a aucun moyen de la dégrader ! Ainsi, l’herbicide va également contaminer les sols, les rendant infertiles. En tuant les bactéries, les champignons, les insectes, les vers qui fabriquent l’humus, il stérilise les sols. L’abus de pesticides est un véritable crime contre l’humanité… ».

Source : Courrier international

Brigitte Béjean – Responsable de la Chronique Développement Durable

Ils l'ont dit 01/09/2010

« Les pesticides ne sont pas des produits anodins. L’UIPP, ce groupement des fabricants, le dit clairement, donc leur démarche est louable, elle est un peu tardive peut être mais c’est bien de s’en préoccuper. Le premier objectif sera de protéger les mains. La main c’est 5% de la surface du corps mais c’est 60% des contaminations aux pesticides (…). L’UIPP veut atteindre 100%. La campagne de sensibilisation, qui commence tout juste dans la presse agricole, se focalise pour l’instant uniquement sur les mains mais d’autres campagnes suivront l’année prochaine. ».

Source : Europe 1

Dans la presse étrangère « The Economist » - Leçons brésiliennes en matière d’agriculture

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 30/08/2010

Face à l’ « agro pessimisme » latent et la peur que d’ici à quelques années, l’humanité ne sera plus capable de se nourrir sans détruire l’environnement, The Economist » vante les mérites du Brésil. Pays qui, il y a encore quatre décennies, était un grand importateur net de produits alimentaires peut désormais se vanter de rivaliser avec le Top 5 des exportateurs. Une transformation d’autant plus remarquable que celle-ci s’est appuyée non pas sur des subventions, mais sur la recherche scientifique. Suivant son credo libéral, le magazine oppose le succès du Brésil aux prescription des « agro-pessimistes » que, selon lui, encouragent les petits domaines agricoles, les pratiques biologiques, renient la monoculture, les fertilisants chimiques et les OGM. Au Brésil, l’abondance d’espace et d’eau rend possible l’exploitation de champs de culture bien plus vastes que ceux des Etats Unis. Autres atouts, le pays n’a peur ni des nouvelles technologies ni du marché mondial ! Une alternative au « small is beautiful » qui se révèle extrêmement productive. Ce modèle brésilien pourrait s’exporter sans grande difficulté dans les pays émergents d’Afrique et d’Asie. De quoi calmer les inquiétudes de ceux qui prévoient qu’en 2050 la production de grains devra augmenter de moitié.

Source : Les Echos

Pesticides interdits : 60 morts plus tard, Shell et BASF condamnés

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 30/08/2010

Il aura fallu près de 60 décès de l’usine de pesticides de Paulinia (province de Säo Paulo), détenue tour à tour par Shell et BASF, leader mondial de l’industrie chimique, pour que les deux mastodontes européens soient condamnés. Le verdict est tombé : Shell et BASF devront verser 500 millions d’euros à leurs anciens employés, à titre d’indemnités et de traitement médical, pour avoir « porté atteinte à leur santé ». Des maladies – et notamment des cancers -, « que les composés chimiques produits dan cette usine peuvent provoquer », dixit le jugement, ont été diagnostiquées sur plusieurs d’entre eux. En raison des risques de transmission, les enfants nés alors que leurs parents travaillaient sur le site ou après vont également bénéficier de la sentence, qui concerne près de 3000 personnes. Shell avait ouvert l’usine en 1977, elle a été rachetée par BASF en 2000, l’usine sera fermée deux ans plus tard par le ministère du Travail, en raison des risques pour le personnel et les riverains. Ces derniers (180 familles) ont dû être évacués à cause des déchets incinérés et enterrés sans les précautions d’usage et dégageant à leur d’autres polluants contaminant sols et nappes phréatiques. Le géant allemand se défend pourtant de toute irrégularité : « C’est Shell qui a pollué », accuse-t-il. Mais pour la justice, « il est prouvé que BASF ne s’est pas soucié non plus de protéger ses employés ». Les deux multinationales vont faire appel.

Source : Libération | Auteur : Chantal Rayes

Pas mal : Se protéger des pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 28/08/2010

Pour la première fois, des organisations agricoles vont lancer en septembre une campagne sur les risques médicaux liés à l’utilisation des pesticides. De longue date, des études ont établi un lien entre l’emploi de ces produits et certaines pathologies affectant particulièrement les agriculteurs. Il était temps de sensibiliser le monde rural à ces risques afin de faire évoluer les comportements. Une deuxième campagne plus ciblée sur la protection des yeux devrait débuter en 2011.

Source : Le Figaro magazine

Les inventions qui ont fait avancer le monde et celles qui nous attendent

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 28/08/2010

Agriculture : un combat sans fin pour améliorer les rendements. Plus de bouches à nourrir, moins de paysans au travail… Posée depuis le début de la révolution industrielle, cette équation n’a pour solution que l’accroissement des rendements agricoles. Des progrès fantastiques ont été accomplis depuis un siècle, grâce à quelques inventions majeures comme le tracteur, la moissonneuse, la culture hors sol, l’insémination artificielle, les pesticides… D’autres sont en cours d’expérimentation (les OGM) pour faire face à l’explosion démographique qui s’annonce dans les pays émergents. Tandis que monte une préoccupation nouvelle souvent négligée dans le passé, le respect de l’environnement.

Source : Capital.fr

Neuf nouveaux polluants sur la liste rouge de la Convention de Stockholm

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 26/08/2010

Neufs polluants, dont des pesticides et insecticides toujours très utilisés de par le monde, ont été ajoutés sur la liste rouge des produits chimiques toxiques de la Convention de Stockholm, dont une nouvelle mouture est entrée en vigueur jeudi.
Sa première liste visait à l'élimination de substances chimiques très nocives pour la santé humaine et l'environnement tels que les polychlorobiphényles (PCB). Elle restreignait également très fortement l'utilisation du DDT et prévoyait de prévenir et de réduire la formation et le rejet de dioxines et de furane (molécules chimiques cycliques émises lors de l'incinération de PCB).
Les neufs produits ajoutés à cette liste, dont 8 doivent être interdits, sont essentiellement des pesticides, ignifuges et insecticides dont l'utilisation commerciale reste très vaste. Le plus connu d'entre eux est le lindane, un insecticide utilisé dans l'agriculture qui reste toutefois autorisé pour les pharmaceutiques dans les traitements de la gale et l'élimination des poux.
Il y a également le chlordecone, un pesticide de la famille des DDT soupçonné de provoquer des cancers chez l'homme. Il a été notamment largement utilisé dans les bananeraies des Antilles avant son interdiction en 1993 en France, mais sa présence est encore détectable dans les sols posant de gros problèmes sanitaires. Beaucoup de ces produits non biodégradables, dont la dangerosité a été reconnue par des études, ont déjà été interdits dans de nombreux pays.

Source : AFP

Le ministère de l’agriculture mis en cause dans un rapport sur le chlordécone

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/08/2010

Les alertes sur les dangers pour la population des Antilles françaises du chlordécone, ont été négligés, voire ignorés, sous la pression des grands planteurs : c’est ce qui ressort d’un rapport – rendu en juin, mais encore inédit – d’un chercheur en sociologie de l’INRA, qui met en évidence « de véritables anomalies dans le cadre d’une approche de prévention » et des bizarreries dans la gestion par le ministère de l’agriculture. Dans ce document, Pierre Benoît Joly éclaire les différentes phases de cette affaire, en particulier celles précédant sa prise en compte au niveau national à partir de 1999. Interdit aux Etats Unis dès 1976, repéré pour sa capacité à s’accumuler dans l’environnement et classé comme cancérigène possible en 1979, c pesticide de la famille des organochlorés verra son usage interdit en métropole en 1990, mais trois années plus tard seulement aux Antilles. Le rapport pointe le rôle joué par le ministère de l’agriculture qui « exerce un monopole de compétences qu’il ne partage ni avec l’environnement ni avec la santé » et « se trouve en situation de juge et partie » déclare le sociologue. Il indique que la DGAL et l’Afssa traînaient les pieds pour transmettre les documents de l’époque à leur homologue de l’environnement et du travail (Afsset). Qui plus est, « les archives concernant ce dossier n’ont pas été conservées par les directions départementales de l’agriculture à la Martinique et en Guadeloupe.

Source : Le Monde | Auteur : Paul Benkimoun

OGM : le gouvernement soutient la recherche

Sur les OGM 25/08/2010

Les ministres de la Recherche et de l’Agriculture sont allés voir les plans de vigne transgénique détruits le 15 août. En quelques minutes, toute la recherche des scientifiques a été balayée. « Si les chercheurs veulent reprendre leur projet, nous le soutiendrons assure Valérie Pécresse. « S’il faut trouver des crédits supplémentaires, nous les mettrons », renchérit Bruno Le Maire. Ces vignes avaient été autorisées en 2005 pour 5 ans, puis de nouveau au début de l’année. L’objectif était de tester en plein champ la résistance à un ver microscopique qui vit dans le sol et qui touche 2/3 du vignoble français. Aujourd’hui, la question est de savoir si les scientifiques ont envie de repartir dans l’aventure. « Il faut d’abord dissuader les faucheurs de recommencer, explique Jean Masson, le président du Centre Inra de Colmar. Sinon ça ne sert à rien. » D’autant qu’il s’agit de la 2ème destruction.

Source : Le Figaro | Auteur : Marielle Court

Des fruits et légumes bio trop chers pour les familles

Sur l'agriculture biologique 24/08/2010

Selon le 4ème « observatoire des prix des fruits et légumes » de la fédération Familles rurales que « La Croix » publie en exclusivité, le prix des fruits a globalement augmenté de 11,5% en un an, et celui des légumes de 5,5%. « Le bio attire de plus en plus de foyers » souligne Thierry Damien, président de Familles rurales. « Il nous paraissait donc normal de s’intéresser désormais à ce secteur. Nous pensions certes que ces produits étaient plus chers, mais le différentiel s’est révélé énorme. Inaccessibles !, c’est l’adjectif choisi pour souligner le prix moyen à la vente des primeurs bio. « Beaucoup de familles ne consomment déjà pas assez de fruits et de légumes, en général, regrette Thierry Damien, et elles le justifient par leur coût. Les prix du bio les éloignent encore plus de cette catégorie de produit. Ce sont des produits encore inaccessibles ».

Source : La Croix | Auteur : Michel Waintrop

Pierre Yves Geoffard – professeur à l’école d’économie de Paris – directeur d’études à l’EHESS

Ils l'ont dit 24/08/2010

« L’agriculture biologique, qui propose un retour à des techniques plus respectueuses de l’environnement, se heurte à un problème similaire : en remplaçant les engrais et les produits chimiques par des méthodes plus intensives en travail humain, son coût de production est plus élevé, et cela d’autant plus que la productivité du travail augmente dans les autres secteurs de l’économie. Il n’est donc pas surprenant de trouver parmi les faucheurs volontaires d’OGM, surtout lorsqu’il s’agit de détruire des expériences utiles à la recherche agronomique des producteurs bio… ».

Source : Libération

Jean Pierre Frick – Vigneron bio en Alsace

Ils l'ont dit 23/08/2010

« J’ai 40 ans d’expérience, je me suis battu contre les pesticides, on ne peut plus me raconter de salades ! Je ne suis pas un voyou, j’ai une famille, une exploitation qui fait vivre six personnes, et pas de revenu garanti. Si j’ai pris le risque d’aller en prison, c’est que les faucheurs cristallisent ce que ressentent nombre de citoyens. On sait très bien la finalité pratique et commerciale du développent des plantes transgéniques. Cet essai en plein champ est surtout destiné à faire accepter les OGM en France. Je suis agriculteur bio et je veux préserver mon outil de travail. Or, on voit bien avec l’exemple espagnol que la cohabitation entre cultures génétiquement modifiées et cultures conventionnelles est impossible. En Catalogne, la contamination est telle que la culture de maïs bio est devenue quasi impossible ».

Source : Libération | Auteur : Eliane Patriarca
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